Chasse à l’acouphène – Tentative n°3

Matériel nécessaire :

  • 1 aspirateur
  • 1 cornichon
  • 1 pince à linge

Procédure :

Branchez l’aspirateur et le laisser fonctionner pendant au moins 5 minutes. (Il est très important de rester à proximité de la source de bruit). Pendant ce temps, préparez-vous :

– Prendre le cornichon, et se le mettre bien profond dans une oreille.

– Prendre la pince à linge et bandez-la entre le pouce et l’index, à proximité de l’autre oreille.

Après les 5 minutes : d’une main, éteindre l’aspirateur et, simultanément de l’autre main, relâchez la pince à linge. Attention ! Il faut être hyper synchro !

Chtack ! Ça y est, vous l’avez bien piégé ! N’oubliez pas de retirer le cornichon du cornichon.

Explication :

L’acouphène est un petit parasite qui ressemble beaucoup au pou. A la différence qu’il se loge dans l’oreille et se nourrit d’un miellat appelé baclofène (Substance dont la prescription se démocratise chez les vétérinaires humains).

En mangeant du baclofène, l’acouphène a la particularité d’émettre une succession ininterrompue de micros-pets, gênants pour son hôte car ils sont amplifiés par la cavité auditive.

Autre singularité, ses émissions de décibels sont fonction du bruit ambiant. En fait, l’acouphène s’adapte pour ne pas être trop repéré, exemple : dans une ambiance feutrée il fera des petits pets de vicelard. Beaucoup de bruit et il pourrait rendre jaloux un dinosaure.

A noter, l’acouphène a horreur des brusques changements de niveau sonore. Car pendant un instant ça le rend curieux, il doit alors s’arrêter de manger/péter pour voir ce qu’il se passe dehors…

Principe théorique :

En arrêtant brusquement l’aspirateur, l’acouphène réagit comme cela, il se dit :   » Saperlipopette, je vais être repéré ! » et il resserre immédiatement son sphincter.

Coléreux, il sort la tête de l’oreille pour s’assurer – avec un faux espoir – que le bruit ne reprendra pas.

Confirmation faite, il se dit : « Greumeuleu de greumeuleu, moi j’vous l’dit : pet contenu = furoncle au cul ! » et il rentre instantanément dans l’oreille pour aller péter en douce, bien caché derrière le tympan.

Évidement, vous l’aurez compris, l’aspirateur est un artifice pour le mettre en confiance et, suite à une frustration soudaine, l’obliger à sortir de l’oreille. Selon des chercheurs dela NASA, c’est le seul moyen pour l’attraper. Le cornichon est là pour l’empêcher de sortir par la mauvaise oreille. A noter, si vous avez 3 oreilles, il vous faudra 2 cornichons. 4 oreilles, 3 cornichons. Etc…

Précautions :

Si vous avez un Baclocat, faire de préférence cette manipulation loin de son regard, il pourrait se foutre de vous. (C’est du vécu). Si ça rate, ne pas l’ébruiter, sauf sur le forum.Bon, maintenant vous savez pourquoi j’ai des pansements aux oreilles…

Petit bonus pour les indifférents :

Matériel nécessaire :

  • 1 éléphant
  • 1 pot de saindoux
  • 1 p’tite mousse bien fraîche
  • 1 transat

Procédure :

– Offrir l’ensemble pince à linge + acouphène à l’éléphant. Normalement ce dernier vous fera un clin d’œil avec un grand sourire…

– Si vous êtes un peu pervers : Ouvrez le pot de saindoux en regardant l’acouphène et en lui disant : « This is your time baby ! »

– Patienter dans le transat avec la tite mousse… vous allez pouvoir vérifier un dicton :« Avec de la patience et du saindoux, un éléphant peut enculer un pou… »