Progression & drôle de constat…

Ma progression :

Voici ma progression jusqu’à mon seuil d’indifférence :

 

Remarquez la très belle pédagogie à balle réelle juste avant le seuil, j’ai voulu aller plus vite que la musique…

Ouille … ben ui ! On me l’avait pourtant dit…

 

 

 

Et ici ma progression jusqu’à aujourd’hui 25 août 2011 :
 

 

 

 

 

 

 

Un drôle de constat:

Comme vous avez pu le voir, j’ai moins de craving et pourtant je continue à boire ???

Deux réponses : soit je teste l’efficacité du médoc, consciemment ou pas, soit je lâche prise afin de satisfaire le craving.

Car c’est aussi ça qui est spectaculaire avec le Baclofène. J’ai pu « rechuter » ou faire un excès pour tester la molécule. Pas de problème. Ces écarts, qui perdent en intensité, m’apportent de moins en moins de satisfaction. Et le lendemain mon ascension vers la guérison reprend comme si de rien n’était.

Une dichotomie en quelque sorte, qui m’a fait tendre vers l’indifférence à coup de rechutes de moins en moins fortes.

Et finalement avec le temps et au fur et à mesure de mes itérations je me suis progressivement désintéressé de l’alcool.

Si j’avais été abstinent le moindre écart de ce type aurait immanquablement détaché l’épée de Damoclès… une vraie rechute… En partant de ce principe, il doit être effectivement difficile de concevoir une guérison en buvant…

 

C’est probablement sur ce point que réside la plus grosse incompréhension pour les professionnels. Le Baclofène guérit alors que l’abstinence met la maladie sous un couvercle. Pour l’un il faut une volonté de fer alors que pour l’autre c’est juste l’envie de soigner qui est nécessaire. L’approche et les principes sont complètement différents.