Le craving selon Nightwish

Imaginez, c’est le printemps, vous faites vos courses et vous voyez des fraises et, juste à coté, de la chantilly…

Vous en avez l’eau qui monte à la bouche.

Paf, vous venez de prendre un Strawberry-craving en pleine face.

Réaction : vous achetez les fraises, et vous vous empressez de rentrer chez vous pour les préparer. (Si vous n’aimez pas les fraises, remplacez par du saucisson, on parlera alors de ralouf-craving).

 

Clope-Craving :

C’est un peu pareil, sauf que l’envie devient évanescente dès la première bouffée. L’intensité est cependant plus forte, bien que plus éphémère aussi. Par contre c’est répétitif dans la journée, donc finalement assez différent du strawberry-craving. (Essayez de manger des fraises à tous les repas pendant 1 mois… 🙂

 

Alcool-Craving :

Aïe ! Celui-là, quand il vous prend, il peut durer un bon quart d’heure voir une demi-heure si vous avez « bugué » dessus. Et vous ne pensez plus qu’à ça, silencieusement et tout seul, car vous en avez honte.

L’intensité est variable, mais comptez au minimum 10 à 20 strawberry-craving. Bien que cette comparaison n’ait pas vraiment de sens. Car ils ne sont pas du même ordre. A tel point que, sans la chantilly c’est raté mais, sans les glaçons ce n’est pas grave. D’ailleurs à ce stade on s’en fout des glaçons.

Il s’associe naturellement aux moments de fatigue, aux sentiments malheureux ou de frustrations, mais aussi de bonheur et de satisfaction. Bref toutes les émotions sont une bonne excuse pour sortir l’apéro.

A la l’inverse de la clope, l’alcool-craving va crescendo. Le verre appelle le verre tant et si bien que c’est rapidement la dépendance qui pilote, plus vous. Et on arrive finalement à ces situations où l’on boit en cachette et/ou on finit les bouteilles, malgré soi.

Il est souvent réglé comme une horloge : vers 18h (pour moi) on ressent l’appel du pastaga. On résiste, on regarde l’heure, on résiste… et à moins le quart on dit fièrement (pour masquer le soulagement) :

– Moins le quart, c’est l’heure du Ricard !     …    …    … …

 

Voilà, quand on subit cela tous les jours, c’est compliqué d’imaginer l’abstinence.

Plus difficile : s’y résigner.

Plus remarquable : s’y tenir.

Et encore plus considérable : se relever après une rechute (rechute qui va forcément plus bas qu’avant).

Je suis admiratif de cette volonté. Ces efforts de tous les instants qu’il faut produire pour dépasser son craving,

systématiquement.

D’ailleurs c’est pas sans raison qu’un abstinent parle de « son combat contre l’alcool ».

Ça m’impressionne !

Mais je préfère la façon BacloTerminator :

Lui il arrive doucement, il prend ses marques et 4 mois plus tard : il SUPPRIME le craving. Simplement et sans effort. Fin du problème.

 

Connerie-craving :

Heu… là je laisse la parole, c’est une affaire politique, entre autres…